Project description:Résumé Les auteurs analysent les effets de la pandémie sur le processus de travail au sein de deux plateformes de livraison alimentaire opérant en Argentine et au Chili, Rappi et PedidosYa. En s'appuyant sur des entretiens semi‐directifs et une analyse du discours de la presse et des sites Internet, ils montrent que les plateformes ont transféré les coûts induits par la crise sur les travailleurs en instru‐mentalisant le statut de travailleur indépendant et en renforçant leur contrôle. En réaction, les livreurs ont eu recours à de multiples stratégies de résistance, qui vont de la location ou du prêt de comptes à l'organisation de grèves internationales.
Project description:La neutropénie fébrile est une manifestation clinique fréquente en pédiatrie, qui peut être associée à une infection bactérienne invasive. Cependant, le risque de ce type d'infection est faible chez les enfants et les adolescents autrement en santé qui font de la fièvre et présentent une neutropénie, la plupart des cas étant causés par une infection virale. Les enfants âgés de six mois à 18 ans qui ont l'air bien, ne souffrent pas d'un cancer, sont considérés comme immunocompétents et présentent un premier épisode de neutropénie, sans autres facteurs de risque, n'ont généralement pas besoin d'antibiotiques empiriques. Cependant, une évaluation approfondie est indiquée, y compris une anamnèse et un examen physique complets, de même qu'une hémoculture lorsque la numération absolue des neutrophiles est inférieure à 0,5 × 109/L. Il est recommandé d'assurer un suivi étroit, de reprendre l'hémogramme et de donner des conseils préventifs stricts.
Project description:Introduction Depuis mars 2021, plusieurs publications ont rapporté des manifestations cutanées associées à l’infection COVID-19. Bien que non spécifiques, ces manifestations ont été massivement relayées par les revues scientifiques, les médias et les réseaux sociaux. L’objectif de ce travail était de déterminer si la prévalence et les caractéristiques de ces manifestations peu spécifiques avaient varié pour la même période entre 2019 et 2020. Matériel et méthodes Étude comparative rétrospective sur la prévalence de ces manifestations dermatologiques vues aux urgences dermatologiques du 01 mars au 30 avril 2020 en comparaison avec la même période de l’année 2019. Les manifestations incluses étaient : les urticaires, les pityriasis rosé de Gibert, les exanthèmes maculopapuleux, les rashs vésiculeux, les syndromes main-pied-bouche, les dysidroses atypiques et les pseudo-engelures. Les manifestations induites par les médicaments ont été exclues. Les tests statistiques utilisés étaient le test du Chi2 ou le test de Fisher. Résultats Entre mars et avril 2020, 877 observations ont été enregistrées vs 2874 au cours de la même période en 2019. L’âge moyen était de 41,6 ans (DS = 16,5) vs 40,8 (DS = 16,2) respectivement en 2020 et 2019. Le sex-ratio était de 0,33 en 2020 et 0,25 en 2019. La plupart des manifestations cutanées du COVID-19 étaient similaires à une atteinte cutanée survenant dans les infections virales courantes. Aucune augmentation de la prévalence des visites « non programmées » pour manifestations cutanées associées au COVID-19 chez les patients pris en charge au service de dermatologie n’a été notée : 8 % en 2019 et 7 % en 2020, p = 0,25. La prévalence des engelures était plus importante en mars/avril 2020 vs 2019. Discussion La plupart des séries publiées de signes cutanés associés au COVID-19 n’ont pas confirmé la présence directe du virus. L’association des lésions d’engelure au COVID-19 est controversée. Nous n’avons pas observé d’augmentation de la prévalence des tableaux d’éruptions cutanées décrites comme associés au COVID-19 en dehors des engelures.
Project description:L’écouvillonnage rhinopharyngé est actuellement la principale méthode de prélèvement utilisée pour le diagnostic du SARS-Cov-2. Le principe repose sur la collection de cellules de l’épithélium respiratoire infectées par le virus et l’utilisation de la technique de RT-PCR (amplification en chaîne par polymérase après transcription inverse) afin d’y détecter l’ARN viral de la maladie COVID-19. Une mauvaise réalisation du prélèvement risque d’accroitre le taux de faux négatifs et de faire chuter la sensibilité du test. L’objectif de cette note technique est d’aider les professionnels de santé à effectuer ce test diagnostique correctement chez l’adulte et chez l’enfant.
Project description:IntroductionThe Democratic Republic of Congo regularly faces several health emergencies. The presence of medical doctors in the first line of the response is a spontaneous phenomenon. Gaps in first aid knowledge have been identified in the population; hence the need for training. Medical students could play a crucial role in this context. This study assesses the theoretical knowledge of first aid among them.MethodsOur study is descriptive and transversal. It was conducted from June 01 to August 30, 2021 in the Faculty of Medicine of the Catholic University of Graben. Our sample consisted of 279 students. Data collection was done through a survey questionnaire covering various aspects of first aid. Data were processed using Epi Info software. The chi-square test was used to estimate the association of variables with knowledge and a p-value <0.05 was considered as significant.ResultsNo participant demonstrated a satisfactory level of theoretical knowledge of first aid while 38.7% and 61.3% demonstrated an intermediate and low level respectively. A positive association was noted between the study level, a previous training in first aid and the level of knowledge. The media is the main source of information. Nearly half of the students said they had never taken a rescue action because of lack of knowledge (47.7%). The vast majority (98%) had a positive attitude regarding the introduction of first aid in school's curriculum.ConclusionOur study showed a poor level of first aid knowledge among medical students, but a great willingness to learn. There is a great need to incorporate first aid trainings in all training curricula in the DRC.
Project description:Résumé Objectif Fournir aux médecins de famille de l’information à jour, pratique et factuelle sur les lésions cérébrales traumatiques légères et les commotions cérébrales dans la population pédiatrique. Sources d’information Une recherche a été effectuée dans MEDLINE (de 1950 à février 2013), la base de données des revues systématiques Cochrane (de 2005 à 2013), le registre central Cochrane des essais contrôlés (de 2005 à 2013) et DARE (2005 à 2013) à l’aide de mots-clés liés aux commotions cérébrales et aux traumatismes crâniens. Des lignes directrices, énoncés de position, articles et rapports de recherche originaux pertinents aux lésions cérébrales traumatiques légères ont été sélectionnés. Message principal Le traumatisme est la cause principale de décès chez les enfants de plus d’un an et, dans ce groupe, le traumatisme crânien est la cause la plus fréquente d’incapacité et de décès. Neuf pour cent des blessures sportives rapportées chez les élèves du secondaire sont associées à une lésion cérébrale traumatique légère. Les médecins de famille doivent effectuer une anamnèse ciblée et un examen physique et neurologique, utiliser les instruments d’évaluation standardisés (Échelle de Glasgow; Outil d’évaluation des commotions cérébrales dans le sport, version 3; version pédiatrique de l’Outil d’évaluation des commotions cérébrales dans le sport; et échelle BESS [Balance Error Scoring System]), expliquer aux parents comment surveiller leurs enfants, décider des circonstances où les soignants ne sont pas une ressource dûment responsable, faire un suivi prompt auprès des patients, guider le retour sécuritaire au jeu ou à l’école et décider dans quelles circonstances un test neuropsychologique est nécessaire au suivi à long terme. Conclusion La prise en charge par le médecin de famille des lésions cérébrales traumatiques légères chez les enfants repose sur une anamnèse détaillée, un examen physique et neurologique, le recours à des instruments validés qui fourniront un cadre objectif et des suivis périodiques.
Project description:Introduction Le maintien de la continuité des soins dermatologiques pendant la pandémie COVID-19 a contraint les dermatologues à utiliser téléconsultation (TC) et télé-expertise (TLX). L’objectif de ce travail était d’estimer si l’implantation de la télédermatologie (TD) pendant la pandémie pourrait (ou non) compenser l’activité ambulatoire prédite en l’absence du COVID-19. Matériel et méthodes Entre janvier 2019 et décembre 2020 l’activité présentielle, soit le nombre mensuel de consultations dermatologiques programmées (CDP) et de consultations non programmées d’urgences dermatologiques (UD) ainsi que le nombre de TC et TLX ont été recueillis au sein d’un service hospitalo-universitaire de dermatologie. Pour chacune des activités, un modèle ARIMA (modèle autorégressif et moyenne mobile) a été appliqué afin de prédire l’évolution d’une série temporelle complète (représentation de phénomènes variant dans le temps et prédiction de valeurs futures en fonction de valeurs précédentes). Pour confirmer que ces modifications étaient liées à la pandémie COVID 19, un modèle d’inférence causale a été effectué. Résultats L’impact de la pandémie COVID 19 et des confinements sur l’activité d’un service de dermatologie est illustré dans la Figure 1 et le tableau 1. Pendant le premier confinement, on observe une nette diminution de l’activité présentielle : pour les UD, le modèle ARIMA et d’inférence causale montrent respectivement une baisse de 4472 et 4635 consultations entre mars et octobre 2020 (p < 0,001). Pour les CDP, on observe respectivement une baisse de 2720 et 2169 consultations (p < 0,001). Mis en place en mars 2020, la TC a permis de compenser partiellement cette baisse d’activité, sans influer de manière majeure en post confinement et pendant la deuxième vague, le nombre de consultations constaté tendant vers celui prédit, tout en restant dans la moyenne basse. Pour les UD post-confinement, le nombre de consultations constaté n’atteint pas celui prédit par le modèle ARIMA ou d’inférence causale : 1103 consultations constatées en juillet vs 1446 prédites par le modèle ARIMA. La TLX n’a été que très peu impactée par la pandémie. Discussion Nos résultats confirment que la limitation aux activités essentielles/vitales en période COVID a entraîné une baisse d’activité drastique en CDP/UD, non compensée par l’implantation de la TD. À partir d’août 2020, la faible influence des TC suggère que les praticiens hospitaliers sont revenus à leurs habitudes (activité présentielle). Enfin, l’assouplissement des mesures sanitaires post déconfinement n’a pas entraîné un retour massif des patients aux UD, suggérant une modification des pratiques de consultations de la population. Une étude qualitative est nécessaire pour déterminer la cause de cette baisse d’activité. L’adoption de la TD en définissant les meilleurs scénarios d’utilisations reste essentielle afin de l’intégrer durablement en dermatologie.
Project description:Abstract Objective To determine the effect of mask use on viral respiratory infection risk. Data sources MEDLINE and the Cochrane Library. Study selection Randomized controlled trials (RCTs) included in at least 1 published systematic review comparing the use of masks with a control group, either in community or health care settings, on the risk of viral respiratory infections. Synthesis In total, 11 systematic reviews were included and 18 RCTs of 26 444 participants were found, 12 in the community and 6 in health care workers. Included studies had limitations and were deemed at high risk of bias. Overall, the use of masks in the community did not reduce the risk of influenza, confirmed viral respiratory infection, influenzalike illness, or any clinical respiratory infection. However, in the 2 trials that most closely aligned with mask use in real-life community settings, there was a significant risk reduction in influenzalike illness (risk ratio [RR] = 0.83; 95% CI 0.69 to 0.99). The use of masks in households with a sick contact was not associated with a significant infection risk reduction in any analysis, no matter if masks were used by the sick individual, the healthy family members, or both. In health care workers, surgical masks were superior to cloth masks for preventing influenzalike illness (RR = 0.12; 95% CI 0.02 to 0.98), and N95 masks were likely superior to surgical masks for preventing influenzalike illness (RR = 0.78; 95% CI 0.61 to 1.00) and any clinical respiratory infections (RR = 0.95; 95% CI 0.90 to 1.00). Conclusion This systematic review found limited evidence that the use of masks might reduce the risk of viral respiratory infections. In the community setting, a possible reduced risk of influenzalike illness was found among mask users. In health care workers, the results show no difference between N95 masks and surgical masks on the risk of confirmed influenza or other confirmed viral respiratory infections, although possible benefits from N95 masks were found for preventing influenzalike illness or other clinical respiratory infections. Surgical masks might be superior to cloth masks but data are limited to 1 trial.
Project description:This review outlines the state of knowledge and research gaps in the area of determinants of healthy eating among children and youth. The article is structured around individual and collective determinants that affect healthy eating in children and youth. We defined healthy eating as “eating practices and behaviours that are consistent with improving, maintaining and/or enhancing health.” Relevant databases were searched for papers published between January 1992 and March 2003 that focussed on children or youth and reported at least one factor relevant to healthy eating. Among collective factors, familial factors and the nature of foods available in the physical environment, including at home, schools and in fast-food establishments, stand out as significant influences on healthy eating in children and youth. The media, particularly television, also have an enormous potential influence and can overshadow familial influences. Individual factors identified include knowledge, attitudes and food preferences; only the latter have been identified as a strong determinant of healthy eating in both children and adolescents. The results of the review identified a significant body of literature in the area of determinants of healthy eating in children and youth; however, very little of this research has taken place in Canada. Only a few determinants, such as economic factors and food security, the content of media nutritional messages, and the issue of flavours, neophobia and food preferences, have undergone some examination by Canadian researchers. Research priorities for Canada in the area of determinants of healthy eating and surveillance of eating behaviours are identified. Electronic Supplementary Material Supplementary material is available for this article at 10.1007/BF03405197 and is accessible for authorized users.
Project description:ObjectiveThe Canadian 24-Hour Movement Guidelines for Children and Youth recommend at least 60 minutes of physical activity per day, 2 hours or less of recreational screen time per day, and 9 to 11 hours of sleep per night for 5 to 13 years old and 8 to 10 hours per night for 14 to 17 years old. This study examined the association between meeting these guidelines and psychological distress among adolescents.MethodsThe present cross-sectional sample included 6,364 students aged 11 to 20 years from the 2017 Ontario Student Drug Use and Health Survey. This provincially representative school-based survey is based on a 2-stage cluster design. A confirmatory factor analysis (CFA) was first conducted to confirm the factor structure of the K6, and structural equation modeling adjusted for age, sex, ethnoracial background, subjective socioeconomic status, and body mass index z-score was used to investigate the association between meeting the 24-Hour Movement Guidelines and K6 factors among adolescents.ResultsThe CFA demonstrated that a 2-factor model (representing anxiety and depressive symptoms) of the K6 fit the data well. The anxiety and depression items demonstrated a composite reliability (Cronbach's α) of 0.86 and 0.83, respectively, indicating a high level of internal consistency. Compared to meeting none of the recommendations, meeting all 3 movement behavior recommendations was associated with lower anxiety (β = -0.076; P = 0.028) and depressive symptoms (β = -0.067; P = 0.028). Meeting the screen time + sleep duration recommendations had the strongest association with anxiety (β = -0.157; P < 0.001) and depressive symptoms (β = -0.139; P < 0.001), followed by meeting the sleep duration recommendation only for both anxiety (β = -0.135; P < 0.001) and depressive symptoms (β = -0.106; P < 0.001).ConclusionsMeeting the 24-Hour Movement Guidelines was associated with lower anxiety and depressive symptoms among adolescents, and these associations appear mainly driven by meeting the sleep duration recommendation.